R e f l e t se tt r a n s p a r e n c e s/P r e s s e
 

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Expositions :
Galerie du Pressoire, Ecublens, 1995
Galerie Wagerbad, Münsigen, 1995






































 

 

Les reflets de la vie

De par le monde, durant deux ans, Barbara Erni a recueilli les images secrètes révélées par les reflets: miroirs, fenêtres et vitrines ont servi d’intermédiaire pour reproduire le monde. Troublante multitude de plans, à découvrir jusqu’au 12 février à la Galerie du Pressoir, à Ecublens.
De Vevey à New York, en passant par Bordeaux, Paris, Genève et Morges, Barbara Erni a cherché les étonnants reflets du verre. « Je ne quitte jamais mon appareil photo A chaque occasion, dans les rues, je saisis une image qui m’étonne. » Il s’agit, en l’occurrence, de la richesse des plans que peut offrir une simple vitre : des poissons, sur une affiche derrière une vitrine, transportés au milieu du port auquel ils font face ; une forêt étonnamment placée au beau milieu d’un salon, la photographe elle-même planant dans le ciel et assise dans la voiture…
« La réalité elle-même est faite ainsi, confie Barbara Erni. Nous voyons toujours une situation selon différents angles, sur différents plans. Rien ne reste fondamentalement identique. Ce thème s’est d’ailleurs imposé de lui-même, en pratiquant. » Cette collaboratrice de Nicolas Bouvier ne se lasse pas de multiplier les point de vue. « Ce jeu fascinant de lumière, de plans superposés translucides ouvre la voie à nos rêves et à notre imagination ». Pourtant, Barbara Erni ne travaille jamais sur un effet de superposition : elle fait développer ses photos telles quelles et les présente dans leur cadrage original. « Ce qui m’intéresse, c’est de reproduire l’aspect irréel de la réaliste que chacun peut voir tous les jours », conclut-elle.

Journal de Morges,
janvier 1995, FD


Vexierbilder


Wolken jagen durch das Laborfenster, im Wintergarten steht ein Schloss, und aus den beschlagenen Fensterscheiben einer Baubaracke leuchtet das Abendlicht. Vexierbilder. Welche Wirklichkeit ist wahr? Barbara Erni überlagert in ihren Fotos in der Galerie Wagerad Widersprüchliches, sie macht Inneres und Äusseres gleichzeitig sichtbar.
Die Transparenz ist nicht das Resultat einer Doppelbelichtung. Die Fotografin hält fest, was je nach Blickwinkel und Lichtverhältnis jedermann sehen kann. Die surreale Wirkung beruht auf Reflexionen in Fenstern, Spiegeln und Wasseroberflächen. Als faszinierende Nahtstellen und Achsen lenken sie unsere Augen von Sichtbarem auf Unsichtbares, integrieren Ausgegrenztes und machen starre Materie lebendig.
Die phantasievollen Umsetzungen von Städten, Landschaften und Architektur regen die Vorstellungskraft an und beweisen, dass es eine absolute Wahrheit und Wirklichkeit gar nicht gibt.

Der Bund, 25.11.1995, Mks